jeudi 7 octobre 2010

miettes en rhapsodie


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un Don Juan cornu est poignardé au bord du volcan

c'est le Nirvana, l'on ne sent rien

les doutes, les doutes te tuent mon ami, mon mari

amer sucre d'Amérique, le chien botté

un tableau de cire m'attira les abeilles, mais pas les curators du Grévin

un monsieur à barbe à quatre pattes

mes boucles te lassent, mais elles te lacent ?

parfum et rumeur sont bons pour les poils

à la fin, le retour, rire et lumière, horreur !

j'ai essayé la chemise du bonheur, mais quand ?

tout pour les mouches, retouches alchimiques sur ma bouche

un visage comme une chaise branlante, un coeur inverti

l'insulte est le nom grec de l'homme

la haine est la prière la plus désespérée de l'amour

la liturgie totale est atomique et la mort ressemble au sommeil

dans la nuit seul l'ange porte souvenir

seul l'ange et la vierge écrivent encore au ciel

le saint homme ronfle de fatigue à l'aéroport

le papillon se pense soleil, le néon imite la Lune

la tulipe dort débout

pacotille d'une sauce pour manger la sagesse, l'alcool rouge

police assassine et publicité, esprits vagabonds que je domine

les sirènes sont la pub de Pandora et l'on achète des clés

des pensées qui manquent, tu tousses dans le noir

tourbillon au printemps, les hirondelles tôt le matin

je domine la violence au prix d'un suicide

il n'y a que le comble de l'oubli, Dieu, pour m'entendre encore à cette heure

l'idée s'accouple à l'idiot

voyons la cruauté de la vie, écoutons la musique des sphères

l'instantané est le signe attendu de nostalgie

je ramène à l'amour le bouc de mes pupilles

et le bouquet d'amour de tes pupilles s'éparpille

Catherine de Sienne me dira qu'est-ce qu'une larme, si elle me vient aux yeux

la résine du regard est dans le zèle du portrait

mystère d'une amourette bicéphale, l'âge de raison, si loin

je te fais faire, il y a toi

tourbillon pour plus tard, me relire

le cul civilisé nous cache votre vulve, mais les mamelles sont devant

si tu étais chinoise, alors tu serais chinoise

une cigarette avant l'aurore, si le temps existait

la maladie qui nous rend heureux est semblable à la mort

la mystique est une pisseuse

Lao Zi sort d'un ventre mourant

le sacrifice du soldat ne peut être que religieux

le chamanisme du Tao ne sacrifie pas l'homme

pourquoi le Japon ?

toujours la Chine si on saute les Montagnes Rocheuses

quand le chien mord l'ange, Adam remange et honte au Christ !

d'autres corps nus très loin sur le sable

le nu n'est qu'un au miroir

j'aimerai tant de jambes...

le chien funéraire, l'orang-outan thérapeutique, quoi d'autre sinon le tigre ensorceleur et l'humain préservatif ?

l'on brûlera les églises pour que leur enfer existe

l'injustice a besoin d'une incompétence supérieure

en cachette, au fond du tiroir ou de la tasse, le creux et la poussière

c'est presque demain, le matin, la main du mat tient sa sacoche et tourne le chiffre sur le vide de l'heure perdue

j'attends tellement d'amour que je tremble pour le reste de mes jours

le messager a couru depuis pour annoncer une ponctuelle déesse ailée

la victoire des anciens n'a plus de tête mais des seins et des jambes moulées par le drapé

la ruse est dans le destin, l'oracle nous dégourdit

Mao aurait été enfin poète ?

je suis parti de tellement de bibliothèques que je suis érudit du regret

je séduis, j'abandonne et je suis jaloux

je n'ai d'autre choix que l'érotisme

liseuse, essuie la sueur de tes aisselles après notre pugilat

la lectrice était masquée

pourquoi le Japon, donc ?

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